MALHEUREUSEMENT LE SENAT FAIT CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE

Le Sénat ne montre pas le bon exempleLes premières mesures prises par le nouveau président du Sénat augmentent les dépenses de fonctionnement non productives et réduit d’autant les dépenses d’investissement, l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Par pure opportunité politique et dans le seuil but de satisfaire les demandes pressantes des sénateurs écologistes, il a été décidé d’abaisser le seuil de constitution d’un groupe politique de 15 sénateurs à 10 sénateurs mais aussi de la création d’une nouvelle commission.

Lundi 19 Décembre une nouvelle organisation de la Haute Assemblée a été débattue: plus de groupes politiques, plus de commissions... des cadeaux qui vont coûter très cher !

J'ai pu exprimer ma totale désapprobation quant aux décisions prises par la majorité socialiste du Sénat au sujet de cette nouvelle organisation.

Celle-ci a décidé d'abaisser le seuil de constitution d'un groupe politique de 15 sénateurs à 10 sénateurs. Derrière cette décision, se cache la volonté manifeste de satisfaire les demandes pressantes des sénateurs écologistes! A également été demandée la création d'une nouvelle commission permanente : la commission du Développement durable et de l'aménagement du territoire, formée par scission de la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire.

Outre que cette dernière décision est totalement incohérente avec la notion même de développement durable, je m'alarme des conséquences budgétaires d'une telle réorganisation : la création de nouveaux groupes politiques, tout comme celle de commissions supplémentaires entraînent des frais de fonctionnement accrus : locaux, budget, personnel...Pour information, le coût d'une commission permanente est évalué à 1 million d'euros par an. Au moment où chacun sait bien qu'il faut être économe, où l'on demande des efforts à tous les Français, où l'on attend des élus qu'ils soient exemplaires, voici des propositions de mesures étonnantes. Dans un budget que l'on annonce en baisse de 3 %, comment seront financées ces dépenses supplémentaires injustifiées ? Tous ces cadeaux, qui vont coûter cher, sont autant de signaux qui laissent perplexe quant à la volonté affichée de la nouvelle majorité de mettre en œuvre « une nouvelle gouvernance exemplaire ».